Heart Warmer, le petit col par Justyna Lorkowska

Le modèle

Encore un modèle de Justyna Lorkowska, oui madame. 🙂 J’ai déjà tricoté le Masgot et le Morii Hat et j’ai quelques uns de ses patrons dans ma bibliothèque Ravelry. Notamment le Lanvad, j’adore ce modèle avec son grand col à torsades.

C’est un modèle de col parfait pour les écheveaux solitaires. Je n’ai utilisé qu’un seul écheveau de 400m, contrairement à ce qui est indiqué sur Ravelry. On peut tricoter ce patron sans modifications avec 400m de laine.

Il allie divers points de tricot : des torsades, un peu de dentelle, des côtes. C’est un projet parfait pour s’essayer à de nouveaux points. Si on veut un projet rapide, le passage des différentes sections est motivant. Pour celles qui s’ennuient vite à ne tricoter que du jersey ou du point mousse, c’est un projet qui me parait idéal.

Le seul point qui nécessite de l’attention à mon sens, c’est le fait qu’on utilise différentes tailles d’aiguilles en fonction de la section tricotée.

La laine

Pour ce modèle, une évidence : j’allais utiliser ma base Cali, un 100% mérino non superwash, bien retordu et gonflant.

Ce fil présente l’avantage d’être plus chaud que son équivalent superwash. Il n’a pas subi de traitement chimique, il est donc plus authentique et préserve à merveille les qualités de la laine. C’est un fil également très polyvalent qui se prêtera sans broncher à toutes les fantaisies : torsades, dentelle ou jacquard. Le jersey sera également bien lisse après blocage.

J’imaginais ce col dans un coloris sombre et riche. Sirop de Prune est l’un des premiers coloris créés lors de mes essais teinture. Il est même le premier coloris que j’aie vendu. Ce petit retour aux sources lors du tricotage n’a fait qu’accentuer mon plaisir.

Avez vous un coloris ou une palette qui vous fait vibrer et vous emmène avec vous ?

La réalisation

Pas de difficultés notables, à condition d’être attentive aux changements d’aiguilles! 🙂

J’étais assez sceptique sur l’utilité de ce genre de modèle. On ne peut faire qu’un tour. Sur pas mal de tricoteuses, qui ont bloqué agressivement leur ouvrage – sur les conseils de la créatrice – le col pend et découvre le cou. Ce n’est pas un projet fait pour tenir bien chaud à priori.

Je trouve quand même quelques avantages à ce type de modèle, à ma grande surprise. On a parfois de très jolis écheveaux, que l’on ne trouve pas à associer. Là, un écheveau = un projet, qui de plus ne laisse pas de reste dont on ne sait encore moins que faire, au contraire des chaussettes ou des bonnets.

Le second avantage, que je ne soupçonnais pas en tricotant ce modèle, est son côté pratique. Nombre d’entre nous travaillent en intérieur, souvent dans un emploi de bureau. Les aléas des réglages du chauffage collectif nous amènent parfois à devoir dégainer une petite laine pour ne pas mourir de froid au bureau. Et ce petit col permet d’avoir la nuque et le cou bien au chaud sans risquer de tremper un bout de châle dans notre tasse de café.

Je suis moi même très frileuse, particulièrement au niveau de la nuque et du décolleté. Ce modèle est donc parfait pour me tenir chaud mais pas trop lorsque je travaille à la maison. Et pas de pan de châle ou d’écharpe qui retombe de manière inopportune dans la marmite de laine en train de chauffer. True story ^^

Bref un modèle rapide, joli et utile !

Et vous ? Que pensez vous des cols tricotés ? Etes vous adeptes de ce type de modèle ou ne jurez-vous que par les châles doudous ? Avez vous des à priori sur certains types de patrons ?

La base Cali est à retrouver en boutique ici.

Bécots !

Orange is the new black, Lesi Stole, Bérangère Caillau

Le modèle

On voit peu de modèles d’étole sur Ravelry mais je dois avouer que celui là m’était resté dans un coin de la tête. Avec son motif de dentelle en miroir, séparé par du jersey, c’est un modèle que je trouve très élégant.

Lilofil alias Bérangère Cailleau,est une designeuse française. J’avais envie de mettre en valeur le travail de nos talents locaux pour les modèles que je présente lors des festivals.

Je voulais aussi une étole car je me suis lassée de mes châles triangulaires ou en demi lune. S’ils sont très jolis, avec leur jeu de couleurs et leurs superbes dentelles, je les trouve néanmoins compliqués à porter. Il faut les enrouler 20 fois pour ne pas marcher dessus (sens de la mesure ^^ !) , et le rendu n’est jamais aussi joli qu’attendu.

Qu’en pensez-vous ? Quelle est votre forme de châle préférée ?

Cette étole peut se porter de plusieurs façons et j’apprécie ce caractère versatile. Juste posée autour du cou, un tour de cou, portée repliée en deux, à vous de réinventer votre style !

Elle comporte une bordure en point mousse pour empêcher l’ouvrage de trop roulotter. Pour dire vrai, elle roulotte quand même mais pour un ouvrage en jersey, c’est presque inévitable. L’étole se tricote en deux parties identiques, réunies par un grafting. On commence par la partie dentelle, en forme de losange. Celle ci disparait peu à peu pour laisser place au jersey.

Astuce grafting : afin que ce rang soit le plus lisse possible et sans irrégularités, je conseille de tirer le fil de manière à bien dessiner chaque maille et de le faire une maille à la fois. C’est long mais vous aurez une meilleure maitrise des mailles que si vous formiez plusieurs mailles avant de tirer le fil pour le mettre en place. Je ne sais pas si je suis bien claire ?!

Sa taille permet de la porter façon étole pour réchauffer une petit robe ou de la porter façon écharpe sur une tenue de travail. Elle est élégante et féminine. J’apprécie de plus en plus les modèles monochromes. On peut ainsi porter une couleur forte sans éprouver de difficulté à associer les différentes pièces de la tenue.

Team unicolore ou explosion de couleurs quant à vous ?

La laine

Je n’ai pas tricoté moi même ce modèle. J’ai fait appel aux services de Lucie @lu6sfree qui a gentiment accepté de tricoter pour moi. J’ai ainsi pu présenter ce modèle lors de la Fête de la laine de Malakoff les 15 et 16 février 2020, un des derniers festivals avant que l’épidémie de Covid déferle sur nous.

Encore merci à toi Lucie !

J’ai choisi pour cette étole la gamme Himalaya, une merveille de douceur composée de 70% Merino SW, 20% Soie et 10% Cachemire. Elle offre un métrage de 400m pour 100gr. C’est une laine lisse, brillante avec un joli drapé, idéale pour la dentelle, les châles et les pulls. Elle est également très douce et chaude.

Le coloris Rouille, un orange un peu éteint, est très lumineux grâce à la soie présente dans la composition du fil. J’ai choisi ce coloris pour mettre en valeur mes yeux bleus.

Aimez vous ce genre d’étole ou êtes vous châle addict forever ? 🙂

Vous pouvez retrouver les différents coloris de la gamme Himalaya ici.

Becs !

Eula Sweater, l’inattendu pull du confinement, Isabell Kraemer

Le modèle

C’est le tout premier modèle d’Isabell Kraemer que je tricote, bien que je connaisse cette designer depuis longtemps. Elle a créé, entre autres, le pull Il Grande Favorito, qui est un patron plébiscité par les tricoteuses débutantes voulant réaliser leur premier pull.

Eula est un pull tricoté en aller retour, au point mousse, et qui se ferme par une rangée de boutons dans le dos. Il peut aussi être porté comme un gilet classique. Il possède un joli empiècement en dentelle, qui féminise ce modèle tout compte fait assez basique.

Isabell Kraemer s’est spécialisée dans ce type de modèle : le basique avec un petit détail en plus. Ceci dit, les finitions sont soignées. Les pans du modèle sont terminés par un icord plat, ce qui permet d’avoir des bords bien lisses et sans surépaisseur lorsque le modèle est boutonné. Le montage des mailles sous les bras est également très bien fait.

J’aime beaucoup le rendu du point mousse et le yoke en dentelle, pour un modèle assez versatile. Je l’imagine aussi bien avec une chemise comme sur les photos de la créatrice que porté en été pour réchauffer un short lors des soirées fraiches.

La laine

Je voulais tricoter ce modèle dans ma base Ephémère ( 85% Merino superwash et 15% Donegal Nep). J’ai une affection particulière pour cette base. Elle est extrêmement douce grâce au mérino mais a un petit aspect rustique avec cet aspect tweedé, amené par l’ajout de matière à la laine.

J’ai utilisé le coloris Au coin du feu, qui fut un des premiers que j’ai créé , comme le coloris Sirop de Prune, utilisé pour le Heart Warmer Cowl. C’est un camel avec des reflets chauds. Un joli coloris automnal qui se marie très bien avec la plupart de mes pantalons, et qui m’amène doucement hors de ma zone de confort côté couleurs.

En est-il de même pour vous ? Le tricot vous a-t-il poussé vers des coloris inhabituels pour vous ? Pour ma part, je dois dire que j’adore ça, découvrir et oser de nouvelles teintes dans ma garde robe !

J’avais déjà tricoté ce coloris pour le pull Alocasia de Marie Amélie Designs. J’ai apporté quelques modifications à la recette originale, afin de stabiliser le coloris. C’est un des coloris qui vous plait le plus et j’en suis ravie ! Il a été joliment mis en valeur par Mauricette.c pour le cardigan Viki, dans les bases Tabi (Mérino Nylon) et Yagi (Mohair et Soie).

La réalisation

Ce modèle fut pour moi le pull surprise du confinement. J’aurais pu être raisonnable et finir un de mes nombreux ! encours mais j’avais besoin de nouveauté et pas le courage de me replonger dans un modèle déjà entamé.

Je voulais aussi tricoter le pull de la rupture. En début d’année, je me suis séparée de mon compagnon. Cette rupture, si elle était nécessaire, n’en était pas moins douloureuse et signifiait pour moi un bouleversement complet de mon mode de vie. Elle s’est traduite, entre autres, par un retour en France dans ma région d’origine, la Lorraine.

J’avais donc besoin à la fois de douceur et de nouveauté, et rien de tel que le tricot pour prendre soin de soi. J’ai tellement le sentiment d’être précieuse et de me faire un cadeau lorsque je porte un vêtement tricoté. Ressentez-vous la même chose ?

J’avais donc acté que mon premier tricot serait un nouveau patron, car j’avais le droit de me faire plaisir dans cette période difficile et de laisser un peu le raisonnable de côté.

J’ai tricoté entre temps un modèle de layette pour la petite fille d’une amie chère. Je n’ai pas pu envoyer ce cadeau de naissance à temps (ce n’était que le 2e modèle, la petite Thaïs a pu profiter du premier gilet, le cardigan Belle Île, que j’avais tricoté par sécurité en 3 mois et non en taille naissance).

J’avais en tête un autre modèle, assez sobre lui aussi le Hachi Pullover, un modèle gratuit d’une créatrice japonaise. Je voulais tricoter ce pull avec un coloris de la base Ephémère et le coloris assorti dans la base Yagi. Je n’ai pas opté pour ce projet finalement mais je le garde soigneusement noté dans un coin de mon interminable Knit List. Je suis persuadée qu’un pull avec ces deux fils donnerait un très joli rendu.

Donc me voilà en plein dilemme, examinant chacun de ces deux modèles. Et puis Isabell Kraemer faisait une promotion sur tous ses modèles pour son anniversaire, et puis ayant de très bons échos de ses patrons, et puis ayant lu l’article de @Alineaupaysdesmailles sur son magnifique Eula, j’ai eu un coup de cœur tout à fait inattendu pour ce modèle.

Les finitions pour le bord des deux pans est très bien faite, cela donne quelque chose de soigné sans avoir besoin de reprendre les mailles pour faire un icord.

Le bémol pour moi, c’est que la dentelle se tricote sur les rangs endroit ET envers et je déteste ça. L’impression de ne pas avancer, plus des rangs identiques mais qui ne se tricotent pas de la même façon, c’est-à-dire une fois à l’envers une fois à l’endroit, c’est le meilleur moyen pour moi de faire des erreurs. Il m’a fallu près d’une semaine pour tricoter cette petite bande de dentelle. Mais je ne regrette pas mon effort, tant j’aime le modèle.

Mon échantillon n’était pas bon, ce dont je me doutais avant même de le tricoter. J’avais 22 mailles au lieu de 24.5 en aiguilles 3.5. En examinant les différents projets finis, j’avais une nette préférence pour les pulls un peu plus près du corps. J’ai donc tricoté la 2e taille, en tenant compte de mon échantillon, et je suis satisfaite du rendu.

J’ai juste fait 3 fois 2 diminutions dans le dos, au niveau du creux des reins, pour éviter d’avoir un surplus de matière disgracieux à cet endroit. J’ai de la poitrine et du ventre, et un dos relativement étroit, donc la plupart de mes pulls sont finalement un peu trop larges à mon goût dans le dos. J’ai essayé de corriger ce défaut et je trouve que le pull tombe plutôt bien.

Qu’en pensez-vous ? Réalisez-vous également des modifications de ce type pour que le modèle colle mieux à votre morphologie ?

Le pull n’a pas du tout le même tombé que celui de la créatrice, cela tient à la laine utilisée. Je pense qu’en utilisant ma base Cali (100% merino non superwash), le rendu se rapprocherait de celui du modèle de présentation. Inutile de vous dire que l’idée d’une 2e version dans ce fil ne me quitte pas !

Avez-vous déjà tricoté un modèle de Isabell Kraemer ? Connaissiez-vous celui-ci en particulier ?

Becs ! Comme diraient nos amis suisses.

La base Ephémère est à retrouver en boutique ici.

Teinture végétale à l’avocat, comment faire ?

Depuis que j’ai commencé à teindre, le monde mystérieux de la teinture végétale m’attirait beaucoup. Et m’intimidait aussi. La teinture végétale m’apparaissait compliquée en termes d’ingrédients, de procédés, de temps nécessaire pour teindre.

Echeveaux de mohair et soie, mérinos nylon et mérinos, soie et yack teints avec des peaux d’avocats.

Pour cette première approche de la teinture végétale, j’ai choisi l’avocat. D’une part parce que c’est facile de s’en procurer et d’autre part parce que j’aimais la gamme de couleur que l’on peut obtenir avec ce pigment. A savoir, une gamme de couleurs allant du nude rosé au beige.

un rose beige très pâle sur le mohair et soie
un rose doux un peu plus soutenu sur le mérino nylon
en haut un écheveau non teint de Merino, soie et yack, en bas l’écheveau teint à l’avocat

J’ai utilisé uniquement les peaux d’avocats, que j’avais bien nettoyées et fait sécher au préalable. J’en avais 29 grammes, ce qui équivaut de mémoire à 4 ou 5 avocats.

J’ai fait mijoter ces peaux à feu modéré, dans de l’eau, sans rien ajouter, après les avoir hachées grossièrement. La cuisson a duré 1h à peu près. Le bain de teinture apparait maronnâtre et odorant. Ça ne sent pas vraiment mauvais mais je n’apprécie pas trop ce type d’odeurs.

On peut utiliser les noyaux, ce que je n’ai pas fait. Je les garde pour un autre bain de teinture. Il me semble avoir lu que les noyaux donnent une teinte un peu plus intense.

J’ai filtré mon bain, pour enlever tous les morceaux de peau et j’ai plongé successivement 3 écheveaux de mon stock dans cette mixture. Un écheveau de mérino nylon, un écheveau de mérinos, yack et soie, dont la couleur naturelle est gris brun, et pour finir, car mon bain n’était toujours pas épuisé, un écheveau de 50 gr de mohair et soie.

De gauche à droite : le mérinos, yack et soie, le mérinos nylon, le mohair et soie.

Le résultat diffère selon la composition de la laine, comme tu peux le voir sur cette photo.

C’était très facile. Je pense qu’il peut être amusant de plonger différentes fibres et tissus dans le même bain pour obtenir de ravissants camaïeux.

Ce type de teinture ne nécessite pas de mordançage, juste de l’eau, de la laine et de l’avocat. La seule contrainte est celle du temps. L’obtention du bain de teinture prend un peu de temps, il faut aussi penser à conserver et faire sécher les peaux d’avocats. Ce type de teinture ne peut pas se faire à l’improviste, il faut préparer son coup! 🙂

J’ai très envie de tester d’autres teintures végétales en utilisant ce que l’on peut trouver dans la nature. D’ailleurs si tu connais des plantes que l’on peut récolter par chez nous, n’hésite pas à m’en faire part en commentaire.

Le thé et les pelures d’oignons sont très faciles à trouver et à utiliser pour teindre mais je n’apprécie pas particulièrement les couleurs obtenues.

As tu d’autres végétaux à me conseiller ? As tu déjà essayé la teinture végétale ? Qu’en penses- tu ?

Je t’embrasse!

Cadeau de naissance : le cardigan Belle Ile, NCL Knits

Le modèle

Il s’agit d’un adorable cardigan, faisant partie d’une collection intitulée Little Sailor Collection, comprenant un ensemble pull/pantalon, un set bonnet/chausettes, une combinaison et le cardigan que j’ai tricoté.

Toute la collection porte des noms de lieux bretons, ce qui ajoute à mon plaisir d’avoir tricoté ce modèle. C’est une collection pour bébés, puisque la plus grande taille s’arrête au 24 mois.

Le cardigan Belle Île est donc un petit gilet, col châle, raglan, et avec des torsades rayon de miel, que j’ai eu le plaisir de tester pour Nadia.

La laine

J’avais en stock deux écheveaux de Malabrigo Arroyos coloris Chispas. C’est un fil sport donc avec deux écheveaux j’ai trop peu de métrage pour un projet m’étant destiné. Et puis il faut bien l’avouer, je suis d’une nature fort généreuse. 🙂 🙂

J’ai donc décidé, dans ma grande munificence, de tricoter cet adorable cardigan avec l’un de ces deux écheveaux esseulés au fond de mon placard.

C’est une laine bien ronde, très agréable à tricoter et très nuancée.

La réalisation

Je l’ai tricoté pour un joli bébé, dont je ne connaissais pas le sexe. En effet, les parents se méfiaient de la grande plaie des cadeaux de naissance légèrement connotés au niveau du genre. Comprendre des vêtements aux motifs camions pour un petit garçon et du rose à paillettes pour une petite fille.

C’était mal me connaitre. Le rose pâlichon et culcul m’étant exclusivement réservé, j’avais déjà réfléchi à des parades pour tricoter un petit gilet dans une couleur qui conviendrait aux deux sexes et surtout aux heureux parents.

Je l’ai tricoté en 3 mois, aka la plus petite taille. Pas de difficulté à relever, juste quelques mailles pour ce joli col châle, façonné grâce à quelques rangs raccourcis.

C’est un joli modèle pour bébé, sans prétentions, mais avec de jolies finitions. Il se tricote du haut vers le bas. Les torsades ne sont présentes que sur le devant, pour éviter de surcharger le modèle. On relève des mailles pour la bande d’encolure et voilà !

Le seul bémol pour moi est qu’il se tricote en sport, une grosseur de fil totalement absente de mon stash. Je ne suis donc pas sure de le retricoter.

Quelle est votre pièce de layette chouchou ? Celle que vous retricotez à chaque nouvelle naissance de votre entourage ? Et d’ailleurs offrez-vous des cadeaux de naissance tricotés ?

Je vous embrasse !

Velvet, luxe et volupté

Le modèle

Il s’agit du bonnet Velvet de Lolilafée, alias Lolita Duby. C’est une toute jeune créatrice française, que j’ai pu croiser lors de festivals tricot. Ce modèle a tapé dans l’oeil de nombreuses tricoteuses car il faut bien avouer que le point utilisé est ravissant. C’est un point à mailles tirées, très simple à réaliser. De plus le modèle utilise le point de manière répétitive. Il y a donc fort à parier que vous le reteniez rapidement.

Il peut se tricoter dans différentes qualités de laine, le rendu en sera bien sûr différent mais toutes les versions que j’ai vues sont très jolies. Je préfère néanmoins les versions unies, qui mettent mieux en valeur le point selon moi. Encore une fois, tout est affaire de goût, voici le mien ! 😉

Il existe également des mitaines assorties, qui me font fort envie, je dois dire. Cerise sur le bonnet, si vous tricotez la taille S, un écheveau suffit pour à la fois tricoter le bonnet et les moufles. Ça n’est, bien entendu, pas tombé dans l’oreille d’une tricoteuse sourde !

Si vous n’avez pas assez de laine, il est néanmoins possible de faire les mitaines ou de raccourcir les côtes du bonnet, puisque le modèle prévoit de les porter repliées.

La laine

J’ai utilisé la gamme Maya Fing, composée de 70% de Baby Alpaga gris, 20% de Soie et de 10% Cachemire, 400m/100gr. Je dois confesser que je prends affreusement goût aux laines de luxe. 🙂 🙂 J’ai utilisé le coloris Zéphyr, un bleu grisé doux, créé pour la Grande Mercerie 2019.

Cette base est très souple, ce qui donne un effet slouchy à mon bonnet. Ce qui n’est pas pour me déplaire. Bien que le fil soit léger, il est bien chaud. Il n’a que très peu d’élasticité, je vous recommande donc de bien faire votre échantillon afin de choisir la bonne taille d’entrée de jeu. Il ne sera pas possible d’agrandir le projet au blocage.

La réalisation

Mon montage est trop lâche et le bonnet ne tient pas sur ma tête. J’ai utilisé le montage des mailles à l’allemande, le German Twisted Cast On. Je le porte dans sa version slouchy, avec les côtes dépliées. Après moult tergiversations, le comité de la mode, aka moi même et l’être autrefois cher à mon cœur qui supportait de vivre au royaume de la laine, avons décidé que c’était ce qui m’allait le mieux.

Et bien sûr, toutes les photos montrent le modèle côtes repliées ! 🙂

J’ai utilisé ce montage de mailles pour un autre bonnet, le Morii Hat et il se prête très bien à ce projet. Mais en ce qui concerne un fil contenant beaucoup d’alpaga, tricoté pour un bonnet, je le déconseille. Ou alors avec des aiguilles du diamètre d’un cure dent. 😉

C’est un vrai bonheur à porter, je n’ose imaginer un pull dans cette qualité. D’ailleurs si vous aviez des modèles à me conseiller ? Je voudrais un pull un peu loose, avec un soupçon de dentelle… Des idées ?

Je vous embrasse !

La gamme Maya Fing est à retrouver en boutique ici.

Birds of a feather, Andrea Mowry

Le modèle

Un des modèles les plus connus d’Andrea Mowry, beaucoup vu et beaucoup tricoté. J’ai longtemps hésité, ne voulant pas rejoindre le troupeau. 😉 Et puis, et puis… Il m’était resté dans un coin de la tête.

Je dois dire que l’ampleur du châle et la quantité de laine nécessaire pour le tricoter m’avaient rebutée jusqu’à présent. J’avais vu de très jolies versions, avec des écheveaux délicatement mouchetés et du mohair uni. Mais le déclic n’était pas encore là.

Ce sont finalement les versions de @tricomondedesophie et @linoknit qui ont fait basculé mon cœur.

Elles ont réalisé des châles en ton sur ton, en n’utilisant que deux écheveaux au lieu des 2.5 préconisés. Le châle présentait néanmoins une belle ampleur et cerise sur le tricot, Lino indiquait les modifications à effectuer pour n’utiliser que 2 écheveaux.

Base Ephémère et Yagi, coloris Lie de vin

Le déclic final est venu d’une base rentrée en boutique lors de la rentrée de septembre 2019, la base Ephémère. C’est un mérino superwash agrémenté de neps, de petites bouloches de matière intégrées dans le fil.

Cette base est peu retordue donc ce fil demeure fragile, je le déconseille pour des projets sujets à frottements intenses, tels que les mitaines ou les chaussettes.

Il est néanmoins parfait pour apporter un petit je ne sais quoi à des châles ou des pulls, qui, sans cela, seraient peut-être un peu fades.

La laine

Lie de vin est un coloris obtenu un peu par hasard, lors de recherches pour un autre coloris. Cette jolie expérimentation est devenue un de mes coloris chouchous ; et apparemment c’est aussi le cas pour vous. 🙂

J’ai utilisé un écheveau complet de la gamme Ephémère, coloris Lie de vin, ainsi que la quasi totalité d’un écheveau de Yagi, mohair et soie, du même coloris.

Le rendu du mohair tricoté seul me plait beaucoup mais il n’est pas sur que je l’utiliserai seul pour un pull ou un gilet. Bien que les rayures tout en délicatesse du gilet Elton de Joji Locatelli me fassent aussi de l’oeil. Affaire à suivre… 😉

J’ai plutôt bien rentabilisé mes écheveaux puisqu’il ne m’en reste quasiment plus. J’accumule les petits restes de laine depuis que j’ai commencé à tricoter et ne leur ai toujours pas trouvé de projet. 😦 Je suis donc ravie d’avoir si bien utilisé mes deux écheveaux.

Mon châle est bien doux, moelleux et très lumineux grâce à ce coloris. Je suis conquise par ce châle uni, facile à porter et à assortir. Je trouve également qu’il me donne bonne mine, sans me flatter. 😉 Qu’en pensez- vous ?

J’avais quelques inquiétudes quant à porter du mohair autour du cou, zone la plus sensible aux picotements chez moi et, joie 🙂 , je le supporte plus que bien, il ne me démange pas du tout.

La réalisation

Aucune difficulté à signaler pour ce modèle. Du point mousse, des augmentations, des diminutions et une dentelle très simple, rien à signaler. Les changements de laine sont toujours motivants pour moi. Les sections sont courtes et j’ai toujours hâte d’arriver à la suivante.

Je me suis décidée assez vite pour les laines et l’ai tricoté dans la foulée en un mois. Ce qui est de l’ordre du rapide chez moi. 😉 J’ai suivi les indications trouvées sur Ravelry et Tadaaa ! un châle que j’ai porté avant même de le bloquer et de rentrer les fils. True story 🙂

Même si elle comporte des erreurs (je déteste compter mes mailles et il y a de petits couacs dans la dentelle), c’est la pièce que j’aime le plus dans mon dressing tricoté. C’est un beau châle, facilement mettable car réversible et avec une ampleur raisonnable – je n’apprécie pas les châles géants – et d’une couleur forte mais qui se marie aisément.

Qu’en est-il pour vous ? Aimez vous les très grands châles ou plutôt les châles à deux écheveaux ? Préférez- vous les châles unis ou associant plusieurs coloris ?

Vous pouvez retrouver les différents coloris de la base Ephémère en boutique ici.

Fossil and Bones, Softsweater, Inari Single DK

Le modèle

C’est un modèle de Sylvia McFadden, que j’avais depuis longtemps dans mes favoris. Dentelle et point mousse mais utilisé à contrario, voilà ce qui m’a séduite. J’aime beaucoup le moelleux du point mousse mais il est souvent utilisé comme remplissage et peu mis en valeur, au contraire de ce modèle.

Ce châle permettait de profiter d’une jolie dentelle tout en mettant le point mousse en avant. De plus, en choisissant une bordure au point mousse, c’est l’assurance de rentabiliser ses écheveaux. On peut ainsi tricoter jusqu’à quasi épuisement de la laine sans se soucier de commencer un motif de dentelle en prenant le risque de manquer de laine et de ne pouvoir le finir.

Le motif de dentelle est relativement simple, il s’agit de losanges agrémentés de jetés et de noppes.

La laine

C’est un modèle prévu pour une laine Aran et à tricoter en 5,5 mm. J’ai choisi pour ce modèle une nouvelle base : la Inari Single DK.

C’est un fil non superwash, composé de 40% d’Alpaga surperfin, 40% de Mérino et 20% de soie. Il fait 230 mètres pour 100 grammes et n’est pas retordu. C’est donc un fil single.

Bien entendu cette laine est extrêmement douce et moelleuse.

Je suis allée au bout de mes deux écheveaux et il ne me reste que 40 cm de fil. Voilà une mission rondement menée, #TeamEradicationDesRestes. J’ai choisi de ne pas teindre mes écheveaux et de mettre en valeur leur couleur naturelle. J’avais flashé sur la version de la créatrice, blanche également.

Je trouve qu’un châle blanc illumine et réveille le teint en hiver, quelle que soit sa carnation. Qu’en penses-tu ?

La réalisation

Si tu as suivi jusqu’ici, tu sais que mon fil est une DK, donc trop fine par rapport à la laine préconisée. Cependant ce fil n’a quasiment pas d’élasticité. J’ai compensé en tricotant en aiguilles 6.

J’ai du tricoter avec mes aiguilles Drops, achetées lorsque j’ai débuté le tricot, n’ayant pas d’aiguilles métal au delà du numéro 4,5. Autant mes aiguilles en bois ne sont pas désagréables, même si le fil glisse moins facilement, autant les câbles des marques autres que Chiaogoo ou Hiya Hiya me rebutent dorénavant. Le câble est rigide, marque et a même décidé de partir vivre sa vie tout seul au cours du tricotage, m’obligeant à en changer.

Bref Chiaogoo coute cher mais je ne saurais que les recommander au vu de leur qualité.

Le châle s’est bien étendu après blocage, grâce à l’utilisation des aiguilles d’un numéro supérieur. J’apprécie particulièrement ce modèle car on peut modifier le ratio dentelle/mousse à sa guise.

J’ai tricoté pour ma part 6 répétitions du motif dentelle et 23 allers retours de point mousse.

Châle qui se porte selon moi, posé sur les épaules et non à la façon d’un châle écharpe. Apprécies tu ce genre de modèle plus « décoratif » ou préfères tu les châle dans lesquels on peut s’emmitoufler à l’envi ?

C’est un modèle d’exposition que vous pourrez retrouver sur les salons auxquels je participerais lors du 1er semestre 2020.

A très vite !

Châle Des Fleurs, Ncl Knits, côtes perlées et dentelle

J’ai tricoté ce ravisant châle lors d’un test pour Nadia, NCL Knits. J’aime énormément ses châles.

Pour mémoire j’ai déjà tricoté 2 de ses modèles. Tu peux relire l’article sur le Good Vibes ici, et celui sur le Full Bloom ici.

J’ai flashé sur la version de Nadia, vert foncé et rose, jusqu’à imaginer de le tricoter dans les mêmes couleurs. Néanmoins je trouve qu’il est intéressant, lors d’un test, d’explorer ce que le modèle peut donner dans d’autres gammes de couleurs, afin de donner des idées aux tricoteuses.

Qu’en penses tu ? Comment choisis-tu tes couleurs pour un test ?

J’ai donc choisi parmi mes écheveaux les coloris Sakura, un rose doux uni et Jaïpur, un corail tirant sur le brique, dans ma gamme Geisha (merino single) pour tricoter Des Fleurs.

La particularité de ce modèle est qu’il se tricote en jersey. On tricote donc des rangs envers. 😦

Mais le modèle est tellement joli qu’on consent volontiers à ce sacrifice.

Quelques rayures, un peu de dentelle et des côtes perlées, mon cœur fragile de tricoteuse a fait boom. Et quel plaisir de tricoter de la single. Cela faisait un moment que je n’en avais pas tricoté et quelle douceur sur mes aiguilles.

Le châle se compose de plusieurs sections assez courtes. C’est toujours motivant de se dire : encore quelques mailles et je passe à la section suivante. Il est donc très rapide à tricoter, d’autant plus que l’on utilise que 85 grammes de chaque écheveau.

Je commence à avoir une jolie collection de pelotons de single, en attente d’un joli projet. 🙂 Des idées ?

Je trouve que le patron ne comporte pas de difficultés particulières. Les côtes perlées sont créées grâce à des mailles doubles. Le rendu est le même que le point brioche, à la différence que les côtes perlées ne se tricotent qu’avec un seul fil et ne peuvent donc être que d’une seule couleur.

J’adore les côtes perlées. C’est tellement facile à faire pour un si joli résultat, moelleux et délicat. La dentelle est très graphique donc il est aisé de repérer une éventuelle erreur.

Je le conseille donc sans souci, y compris à des tricoteuses peu expérimentées. C’est l’occasion de tricoter une belle pièce, qui en jette, de se frotter à quelques nouveaux points pour créer un magnifique châle.

Lorsque j’ai eu fini le châle, j’ai eu du mal à l’assortir à ma garde robe. Le résultat était fade, à ma grande tristesse. J’avais choisi soigneusement les couleurs pour créer un châle aux couleurs subtiles et douces.

L’illumination a eu lieu lors de la séance photo. J’avais emprunté un pull noir à ma maman, pièce que je n’ai plus dans ma garde robe et que je n’ai pas encore tricotée… Cette couleur permet de faire ressortir le châle joliment.

Châle sauvé, ouf ! 🙂

J’ai peu porté ce modèle, du fait de la saison. Je l’ai tricoté l’hiver dernier. Un châle avec moins de 200 grammes de laine single en plein hiver, c’est bien trop léger pour moi. Je l’ai porté cet été et un peu pendant l’automne.

Je trouve que cette forme en demi lune permet de créer des châles avec de magnifiques bordures. J’ai néanmoins de plus en plus de mal à porter cette forme au quotidien. Je me tourne de préférence vers les modèles pouvant se porter indiféremment d’un côté ou de l’autre. Qu’en penses- tu ?

Quel est ton modèle de châle chouchou en ce moment ? Tricotes tu les modèles de Nadia ?

Je t’embrasse !

Mon premier jacquard : le bonnet Siksak et quelques conseils pour bien démarrer

Je suis tellement fière de m’être enfin lancée dans le jacquard ! Comme beaucoup, je m’en faisais une montagne alors que c’est relativement simple. Si on sait tricoter à la continentale, c’est-à-dire avec le fil dans la main gauche, tricoter du jacquard à deux couleurs ne pose pas de réelle difficulté. Le point crucial réside dans la tension de la laine. Il faut tricoter lâche. C’est pourquoi il est souvent conseillé dans les patrons comportant cette technique de monter d’une demie taille voire d’une taille d’aiguille.

Une fois la tension du fil maîtrisée, il faut placer correctement ses pelotes pour ne pas emmêler les fils. Il faut placer la couleur de fond dans la main droite et la couleur contrastante dans la main gauche, afin que le motif ressorte bien.

J’ai quand même commencé avec un projet adapté. Adapté en l’occurrence signifie que j’ai choisi un jacquard à 2 couleurs. Oui tu as bien lu, il s’agit d’un jacquard à 2 couleurs qui est utilisé dans ce modèle. Les amateurs du genre savent de quoi je parle mais pour les novices (dont je faisais partie il n’y a pas si longtemps 🙂 ) jacquard à 2 couleurs signifie que l’on utilise seulement 2 couleurs en même temps. Si tu observes bien le modèle, tu verras que chaque rang de jacquard ne se compose que de 2 couleurs, bien que j’en aie utilisé 3 au total.

En réalité tu peux tricoter un ouvrage avec 36 couleurs différentes tout en n’en utilisant que 2 à la fois. Il existe d’autres techniques de jacquard, plus complexes, dont je ne parlerai pas ici. Tout simplement parce que je ne les connais pas.

Récapitulatif : j’ai tricoté un jacquard à 2 couleurs, un bonnet pour pouvoir plus facilement réguler ma tension (moins de mailles donc plus facile) et j’ai choisi une laine plutôt épaisse et peu glissante. Et je l’ai tricoté à l’automne dernier, c’est à dire il y a plus d’un an. Il est temps de remettre du jacquard sur mes aiguilles!

Je te déconseille très fortement la soie pour un premier jacquard. 😉

bonnet-siksak-jacquard (7)

Et sans surprise, j’adore le jacquard ! C’est addictif, on voit le motif se dessiner au fur et à mesure. Et le plus beau c’est que l’on ne tricote que des mailles endroit ! Ce qu’il y a de plus simple au tricot finalement.

J’ai utilisé de la laine de la marque Pingouin, trouvé par hasard dans un magasin genre Gifi. La qualité s’appelle Pingomèche, c’est un mélange laine acrylique. Mais seulement 10% d’acrylique ; attends avant de me jeter des pelotes à la tête ! 🙂 Cette laine est douce et moelleuse. Je trouve également que les couleurs sont réussies. Le gris foncé se nomme Souris, Souffre pour le moutarde et Naturel pour le beige. Elle est peu retordue et a tendance à se dédoubler lors du montage des mailles.

Bonnet Siksak, jacquard

J’ai tricoté ce bonnet en deux jours. En vrai, j’ai tricoté en aiguilles 6, ce qui explique en partie cette rapidité !

En ce qui concerne le patron, le bonnet Siksak de Hanna Leväniemi, il est gratuit et le motif est présenté sous forme de grille. Comme toujours pour le jacquard. C’est un patron très simple et clair. Il ne vous donne pas de technique pour bien tricoter le jacquard mais la grille fournie est très lisible, même si vous n’avez pas l’habitude d’en lire.

Le motif consiste en une répétition de 4 mailles. L’adaptation est donc simple. J’ai du modifier le bonnet pour l’adapter à ma laine. Je n’ai donc pas pu respecter le nombre de mailles préconisées, puisque ma laine est une worsted, et que la laine prévue était une DK.

J’ai fait moins de répétition du motif en hauteur et ai augmenté le nombre de diminutions par rangs. Pour les diminutions, j’y suis allée au petit bonheur la chance et ça se voit ! Elles ne sont pas régulières et je n’ai pas diminué assez rapidement.

Comme je voyais bien que je n’avais pas diminué assez et que le bonnet allait être très slouchy, ce qui n’était pas le but au départ, pour finir plus vite j’ai grafté les dernières mailles. Ce qui m’a donné un bonnet à pointes. J’ai camouflé ce défaut en repliant ces deux pointes l’une sur l’autre au centre du bonnet et en cousant le pompon par dessus.

J’ai réalisé le pompon en enroulant en même temps les trois couleurs de fil autour de ma main. Les couleurs sont bien réparties mais le pompon est un peu mou. J’aurai du faire plus de tours.

J’ai fait suivre les différentes couleurs de fil à l’intérieur du bonnet pour avoir le moins possible de fils à rentrer à l’issue du tricot.

Bonnet Siksak, jacquard

Ce bonnet ornera (ou pas) la tête de mon copain et réchauffera ses oreilles par ce vent glacial. Je dis « ou pas », car mon copain adore les bonnets, il m’a d’ailleurs réclamé celui-ci ( quelle impolitesse ! 🙂 ) avant la fin de l’hiver. Il en a plusieurs … qu’il ne porte jamais. Comble !

Edit : il a finalement porté ce bonnet pendant les quelques jours de printemps glacé que nous avons eu. Et il s’est plaint du réchauffement des températures, qui l’ont empêché de porter plus longtemps le bonnet. Quand je vous dis qu’il n’est jamais content ! 🙂

Bonnet Siksak, jacquard

Je pense recommencer du jacquard dans un futur proche, d’autant que cela donne des tricots très chauds, puisque l’on a double épaisseur de fil. J’ai le patron du Deep Wood Toque de Kiyomi Burgin, que je trouve très beau. C’est ce bonnet que je devais tricoter au départ. Étant donné que le patron utilise de la fingering, les calculs pour l’adaptation auraient été trop délicats. Tu as déjà compris que le calcul n’est pas mon fort.

Bref je recommande ce patron pour une première appréhension du jacquard. Tricoter un bonnet permet de mieux gérer sa tension que sur un pull où il faut faire des augmentations et où le nombre de mailles est conséquent. Si vous n’imprimez pas la grille et cochez au fur et à mesure les rangs tricotés, un compte rang peut également être utile pour ne pas se mélanger les aiguilles dans le motif.

Bonnet Siksak, jacquard

Je ne regrette pas d’avoir succombé aux sirènes du jacquard et compte me frotter aux écueils du jacquard à 3 couleurs d’ici la fin de l’année.

Je remercie toutes les tricoteuses qui m’ont encouragée, donné des conseils, suggéré des patrons, vous avez été d’une aide précieuse et m’avez permis de sauter le pas, rassurée.

Et toi, tu hésites encore ou t’es-tu lancée ? Quel patron as-tu choisi ? Des conseils pour du jacquard à 3 couleurs ? Une suggestion de patron de bonnet utilisant 3 couleurs sur le même rang ?

Je t’embrasse !