Alocasia, ma version col rond

il y a quelques temps déjà, (non je n’ai pas dit « il était une fois »!) Marie Amélie, alias Maremelade a sorti un pull col V comportant un très joli motif le long de l’encolure : le pull Alocasia.

Pull Alocasia, Marie Amélie Designs, version col rond

Alocasia est le nom d’une jolie plante d’intérieur, je te laisse demander à notre ami Google.

Mais entre être une plante verte et tricoter un magnifique modèle, j’ai choisi mon camp ! 😉

Bref Marie Amélie met en test la version originale du patron, avec un décolleté devant et dos. Je suis en amour mais rate les dernières places du test. Néanmoins la fée du tricot devait m’avoir à la bonne car, quelques semaines plus tard, Marie Amélie poste un appel sur Instagram pour tester la version col rond. Autant te dire que je n’ai pas hésité une minute.

Et par chance, j’étais la première à me proposer.

Pull Alocasia, Marie Amélie Designs, version col rond

J’adore ce modèle, je le trouve beau et raffiné. Le test s’est très bien déroulé, j’ai pu apporter ma petite contribution en relevant quelques erreurs minimes.

Le patron est très clair, facile à suivre.

J’ai pu apprendre la technique des German Short Rows, que je ne connaissais pas à l’époque. Le motif est relativement simple une fois que l’on est familiarisé avec. Il s’agit de mailles croisées. Je te signale quand même un point où tu devras être vigilante. Lorsque l’on rejoint les dos et devant du pull pour tricoter en rond après les emmanchures, la manière de tricoter un des motifs change. Je me suis trompée et n’ai pas eu le courage de défaire pour réparer mon erreur.

On commence par tricoter la bande de motif dos puis on relève des mailles pour construire le dos. Ensuite on vient former l’encolure devant avec des rangs raccourcis, on rejoint et on continue jusqu’en bas. Les manches sont enfin relevées et tricotées en rond.

La seule difficulté pour moi a été de tricoter ma version en 3 semaines, pour coller à la date de sortie du patron.

Je l’ai tricoté en 3,5, et ai utilisé moins de 3 écheveaux de 400 mètres. Ce fut le premier patron pour lequel j’ai utilisé ma laine, teinte à la main. Tu pourras d’ailleurs remarquer les erreurs de débutante : on voit bien les différences entre les 3 écheveaux que j’ai teint séparément sans noter de manière précise les temps de cuisson, le PH et la technique de répartition de la teinture. Bouh ! Mais j’ai appris de mes erreurs depuis. 🙂

Pull Alocasia, Marie Amélie Designs, version col rond

Malgré ces défauts de teinture, j’aime beaucoup ces couleurs et suis très triste de ne pas porter ce pull. J’avais fait un échantillon bien sûr. Pour un test c’est obligatoire, mais le fait de tricoter en rond et de manière intensive en tirant sur le fil plus que de coutume m’a donné un pull un peu plus petit qu’attendu. À la fin du temps imparti, je tricotais une grande partie de la journée en essayant d’aller le plus vite possible, ce qui a modifié ma tension sur le fil.

Ajoute à ça que j’avais choisi la taille 105 avec peu d’aisance et que j’ai pris du poids depuis la prise des photos, je ne suis plus à l’aise dans ce pull. Je rentre toujours dedans, mais il est moulant, un peu trop à mon goût.

Le grand décolleté, ajouté à la forme boxy, font que le pull a tendance à remonter sur le ventre, qui n’est pas la partie de mon anatomie que je préfère. Avec plus d’aisance, le pull resterait en place. Ce n’est pas un problème de patronage mais bien de choix de taille.

Pull Alocasia, Marie Amélie Designs, version col rond

Je conseille le patron, tout est clair, on est pris par la main. Et le modèle est sublime. C’est le pull le plus abouti et le plus sophistiqué que j’aie tricoté jusqu’ici. Et je ne le porte pas. Les boules.

Je pourrai le détricoter et en tricoter une version à ma taille mais le courage me manque. Je le garde néanmoins précieusement en espérant une perte de poids miraculeuse. Lourdes, c’est par où ?  🙂 🙂

As-tu déjà tricoté un ouvrage trop petit ou trop grand ? Que fais-tu ? Tu détricotes et tu refais ou tu pratiques la technique des œillères ? 🙂

Je t’embrasse !

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Nanook, Heidi Kirrmaier

Nanook est un mot de la langue Inuit signifiant ours blanc. Le motif utilisé pour le col se nomme patte d’ours. Coïncidence ? Je ne crois pas. 🙂

Gilet Nanook, Heidi Kirrmaier

C’est un joli nom pour un très joli gilet, présentant des détails soignés et délicats.

Le Nanook est un modèle de Heidi Kirrmaier. C’est un gilet à pans, qui peut se porter ouvert ou fermé.

Gilet Nanook, Heidi Kirrmaier

Je l’ai tricoté il y a 1 an afin de l’offrir pour Noël à ma maman. Depuis elle l’a beaucoup porté donc je pourrai te donner son avis éclairé sur la laine que j’ai utilisée et sur le modèle.

Ce gilet faisait partie de mes favoris et je le lui avais montré avec quelques autres patrons. Comme elle avait eu un vrai coup de cœur pour ce modèle, le choix n’a pas été bien difficile.

Comment fais-tu lorsque tu tricotes pour quelqu’un d’autre ? Tu proposes un modèle ou tu prends le risque de surprendre le destinataire ?

Nous avons choisi la Lima de Drops, coloris rubis red. C’est plus un fuchsia foncé qu’un rouge.

 

Il se tricote du haut vers le bas. On commence donc par ce joli col, composé d’un motif patte d’ours. Ce motif est vraiment simple donc facile à retenir et à tricoter. Les augmentations du yoke se font grâce à une série de jetés qui dessinent un joli motif dans le dos et sur les épaules du gilet. Les pans du gilet se tricotent en point mousse, bordés par un Icord tricoté en même temps que le corps, pour une finition parfaite.

Gilet Nanook, Heidi Kirrmaier

Il se tricote en 4,5, il est donc très rapide, j’ai mis 3 semaines à le tricoter. Ma maman, que vous ne voyez pas sur les photos, est plus petite que moi, c’est pour cela que les manches sont un peu courtes sur les poignets, mais il lui va parfaitement.

Le patron propose deux versions pour le bas du gilet : on peut tricoter les deux pans de mousse droit, sans diminution, pour un effet évasé sur le ventre ou si on est mince et que l’on aime exposer son bidon en ajoutant quelques diminutions pour accentuer l’effet évasé. Nous avons choisi la version sans diminutions pour le corps du gilet.

Gilet Nanook, Heidi Kirrmaier

Ce gilet ne comporte pour moi aucune difficulté technique et donne un rendu très raffiné. Bref je le recommande fortement ! D’autant plus qu’il est vraiment abordable pour les tricoteuses ayant peur de se lancer dans un patron en anglais. Celui-ci est très bien écrit, très pédagogique, parfait je vous dis ! 🙂

En ce qui concerne l’avis de ma maman sur la laine après un an : elle la trouve chaude, elle n’a que peu bouloché malgré un portage régulier. Pas de problème de grattouille, puisque ma mère porte ses gilets d’hiver avec des hauts à manches longues.

Gilet Nanook, Heidi Kirrmaier

Pour ce qui est du gilet, elle le trouve toujours aussi joli et a autant de plaisir à le reporter au fil du temps. Un tout petit bémol selon elle néanmoins : le col a tendance à tomber un peu et ne pas se tenir suffisamment dans le dos. Je pense que ce bémol est du à la façon dont ma mère aime porter ses gilets d’hiver. Elle apprécie particulièrement les cols montants dans le cou, pour éviter les courants d’air bien trop froids de l’hiver. On pourrait envisager de tricoter une rangée de motif supplémentaire, pour avoir un col plus haut ; ainsi que de descendre d’une demie taille d’aiguille pour un rendu un poil plus rigide.

Gilet Nanook, Heidi Kirrmaier

Le gilet peut se porter ouvert comme fermé. Le patron propose d’ailleurs de coudre un bouton sur une épaule. De mon point de vue, pour le maintenir bien fermé, il faudrait coudre deux boutons en vis à vis sur les épaules pour fixer les deux pans du gilet. En effet au porté, le pan qui se trouve sur le dessous a tendance à glisser.

On peut aussi se contenter d’utiliser une broche ou encore un pic à tricot.

 

C’est un gilet très joli ouvert, mais le porter fermé est très sympa aussi puisque ainsi on voit bien le motif du col. Et puis c’est un gilet épais, bien chaud, et en hiver c’est mieux d’être au chaud !

Préfères-tu la version fermée ou ouverte ?

En portant ce gilet, bien chaud et pas trop épais, j’ai ressenti l’envie urgente de me tricoter un gilet avec cette même laine et ai donc passé une commande de Lima. Sauras-tu deviner quel modèle j’ai choisi ? Un indice : le nom du gilet commence par la même lettre que le nom de sa créatrice. 🙂

Je t’embrasse, amie tricoteuse !