Mon premier jacquard : le bonnet Siksak et quelques conseils pour bien démarrer

Je suis tellement fière de m’être enfin lancée dans le jacquard ! Comme beaucoup, je m’en faisais une montagne alors que c’est relativement simple. Si on sait tricoter à la continentale, c’est-à-dire avec le fil dans la main gauche, tricoter du jacquard à deux couleurs ne pose pas de réelle difficulté. Le point crucial réside dans la tension de la laine. Il faut tricoter lâche. C’est pourquoi il est souvent conseillé dans les patrons comportant cette technique de monter d’une demie taille voire d’une taille d’aiguille.

Une fois la tension du fil maîtrisée, il faut placer correctement ses pelotes pour ne pas emmêler les fils. Il faut placer la couleur de fond dans la main droite et la couleur contrastante dans la main gauche, afin que le motif ressorte bien.

J’ai quand même commencé avec un projet adapté. Adapté en l’occurrence signifie que j’ai choisi un jacquard à 2 couleurs. Oui tu as bien lu, il s’agit d’un jacquard à 2 couleurs qui est utilisé dans ce modèle. Les amateurs du genre savent de quoi je parle mais pour les novices (dont je faisais partie il n’y a pas si longtemps 🙂 ) jacquard à 2 couleurs signifie que l’on utilise seulement 2 couleurs en même temps. Si tu observes bien le modèle, tu verras que chaque rang de jacquard ne se compose que de 2 couleurs, bien que j’en aie utilisé 3 au total.

En réalité tu peux tricoter un ouvrage avec 36 couleurs différentes tout en n’en utilisant que 2 à la fois. Il existe d’autres techniques de jacquard, plus complexes, dont je ne parlerai pas ici. Tout simplement parce que je ne les connais pas.

Récapitulatif : j’ai tricoté un jacquard à 2 couleurs, un bonnet pour pouvoir plus facilement réguler ma tension (moins de mailles donc plus facile) et j’ai choisi une laine plutôt épaisse et peu glissante. Et je l’ai tricoté à l’automne dernier, c’est à dire il y a plus d’un an. Il est temps de remettre du jacquard sur mes aiguilles!

Je te déconseille très fortement la soie pour un premier jacquard. 😉

bonnet-siksak-jacquard (7)

Et sans surprise, j’adore le jacquard ! C’est addictif, on voit le motif se dessiner au fur et à mesure. Et le plus beau c’est que l’on ne tricote que des mailles endroit ! Ce qu’il y a de plus simple au tricot finalement.

J’ai utilisé de la laine de la marque Pingouin, trouvé par hasard dans un magasin genre Gifi. La qualité s’appelle Pingomèche, c’est un mélange laine acrylique. Mais seulement 10% d’acrylique ; attends avant de me jeter des pelotes à la tête ! 🙂 Cette laine est douce et moelleuse. Je trouve également que les couleurs sont réussies. Le gris foncé se nomme Souris, Souffre pour le moutarde et Naturel pour le beige. Elle est peu retordue et a tendance à se dédoubler lors du montage des mailles.

Bonnet Siksak, jacquard

J’ai tricoté ce bonnet en deux jours. En vrai, j’ai tricoté en aiguilles 6, ce qui explique en partie cette rapidité !

En ce qui concerne le patron, le bonnet Siksak de Hanna Leväniemi, il est gratuit et le motif est présenté sous forme de grille. Comme toujours pour le jacquard. C’est un patron très simple et clair. Il ne vous donne pas de technique pour bien tricoter le jacquard mais la grille fournie est très lisible, même si vous n’avez pas l’habitude d’en lire.

Le motif consiste en une répétition de 4 mailles. L’adaptation est donc simple. J’ai du modifier le bonnet pour l’adapter à ma laine. Je n’ai donc pas pu respecter le nombre de mailles préconisées, puisque ma laine est une worsted, et que la laine prévue était une DK.

J’ai fait moins de répétition du motif en hauteur et ai augmenté le nombre de diminutions par rangs. Pour les diminutions, j’y suis allée au petit bonheur la chance et ça se voit ! Elles ne sont pas régulières et je n’ai pas diminué assez rapidement.

Comme je voyais bien que je n’avais pas diminué assez et que le bonnet allait être très slouchy, ce qui n’était pas le but au départ, pour finir plus vite j’ai grafté les dernières mailles. Ce qui m’a donné un bonnet à pointes. J’ai camouflé ce défaut en repliant ces deux pointes l’une sur l’autre au centre du bonnet et en cousant le pompon par dessus.

J’ai réalisé le pompon en enroulant en même temps les trois couleurs de fil autour de ma main. Les couleurs sont bien réparties mais le pompon est un peu mou. J’aurai du faire plus de tours.

J’ai fait suivre les différentes couleurs de fil à l’intérieur du bonnet pour avoir le moins possible de fils à rentrer à l’issue du tricot.

Bonnet Siksak, jacquard

Ce bonnet ornera (ou pas) la tête de mon copain et réchauffera ses oreilles par ce vent glacial. Je dis « ou pas », car mon copain adore les bonnets, il m’a d’ailleurs réclamé celui-ci ( quelle impolitesse ! 🙂 ) avant la fin de l’hiver. Il en a plusieurs … qu’il ne porte jamais. Comble !

Edit : il a finalement porté ce bonnet pendant les quelques jours de printemps glacé que nous avons eu. Et il s’est plaint du réchauffement des températures, qui l’ont empêché de porter plus longtemps le bonnet. Quand je vous dis qu’il n’est jamais content ! 🙂

Bonnet Siksak, jacquard

Je pense recommencer du jacquard dans un futur proche, d’autant que cela donne des tricots très chauds, puisque l’on a double épaisseur de fil. J’ai le patron du Deep Wood Toque de Kiyomi Burgin, que je trouve très beau. C’est ce bonnet que je devais tricoter au départ. Étant donné que le patron utilise de la fingering, les calculs pour l’adaptation auraient été trop délicats. Tu as déjà compris que le calcul n’est pas mon fort.

Bref je recommande ce patron pour une première appréhension du jacquard. Tricoter un bonnet permet de mieux gérer sa tension que sur un pull où il faut faire des augmentations et où le nombre de mailles est conséquent. Si vous n’imprimez pas la grille et cochez au fur et à mesure les rangs tricotés, un compte rang peut également être utile pour ne pas se mélanger les aiguilles dans le motif.

Bonnet Siksak, jacquard

Je ne regrette pas d’avoir succombé aux sirènes du jacquard et compte me frotter aux écueils du jacquard à 3 couleurs d’ici la fin de l’année.

Je remercie toutes les tricoteuses qui m’ont encouragée, donné des conseils, suggéré des patrons, vous avez été d’une aide précieuse et m’avez permis de sauter le pas, rassurée.

Et toi, tu hésites encore ou t’es-tu lancée ? Quel patron as-tu choisi ? Des conseils pour du jacquard à 3 couleurs ? Une suggestion de patron de bonnet utilisant 3 couleurs sur le même rang ?

Je t’embrasse !

Somerville Shawl, Martha Wissing, plumetis joli

Le châle d’anniversaire pour ma maman! Je ne te dirais pas de quelle année. 🙂

En vérité c’était le châle destiné à réchauffer ses épaules en 2018. Mais 2019, c’est bien aussi, non ?

Mieux vaut tard que jamais. 😉

Ce joli châle triangulaire en jersey, dentelle et point plumetis, je l’ai découvert par hasard sur Ravelry. Il est apparu un bon matin dans la suggestion des nouveaux patrons, proposée par Ravelry en fonction de ses favoris et je dois dire que Ravelry ne s’est pas trompé ! 🙂

Je le trouvais ravissant et ai donc proposé à ma maman de le tricoter pour son anniversaire. Si tu me lis, tu sais que je suis une tricoteuse et une fille dévouée et que je n’hésite pas à faire chauffer mes aiguilles pour faire plaisir à ma jolie maman. 🙂

Ce type de châle est une nouveauté pour moi : du jersey, ce n’est pas ce que l’on voit le plus souvent pour un châle. Et on démarre ce modèle par le côté le plus large.

Le patron est en anglais, il est clair. Pas de souci de ce côté là.

C’est un châle plutôt simple à tricoter. Du jersey, des diminutions et un peu de dentelle pour ne pas s’ennuyer. La dentelle est très simple et rapide. J’aime beaucoup ce type de motif, qui m’évoque le végétal, une feuille d’arbre. Que voyez vous dans cette dentelle ?

Le jersey n’a pas été si terrible à tricoter, malgré les rangs envers. Je pense que c’est ce qui convenait le mieux, à la fois au motif et à la laine.

En revanche j’adore le point plumetis, je trouve cela ravissant. J’ai d’ailleurs acheté le patron du pull Erell de Along avec Anna qui utilise ce point. J’ai hâte de le mettre sur mes aiguilles, ne reste qu’à choisir la couleur. 😉

Bien que le modèle ne présente pas de difficultés, j’ai mis très longtemps à le tricoter. Plein de projets lui sont passés devant. J’ai trainé aussi parce que je n’avais teint qu’un exemplaire du coloris. On voit d’ailleurs la démarcation. Le 2e écheveau comporte moins de speckles. C’est la magie de la laine teinte à la main.

J’ai donc utilisé 2 écheveaux de Boudha, un 100% Mérino joliment twisté grâce à son fil très retordu, coloris Écorce de Bouleau. C’est un blanc tacheté de noir, pourpre et rouille. J’aime beaucoup la base Boudha, pour cet aspect twisté des mailles. Je trouve qu’elle convient à merveille au jersey.

Comme le Des Fleurs, sa couleur claire ne lui permet pas d’être mis en valeur sur toutes les tenues. Je pense qu’il s’accorderait mieux avec une tenue sombre. On peut jouer aussi sur un camaïeu de couleurs claires pour le porter en été. De toute façon, c’est un châle plus décoratif que chaud.

Je le trouvais ce modèle très joli lorsque je l’ai découvert. J’aime toujours le motif mais la forme et les dimensions sont à revoir selon moi.

Je n’avais jamais testé ce type de forme. C’est sympa à tricoter car les rangs s’enchainent de plus en plus vite. J’aime beaucoup le gros pompon mais il est certain que je ne retricoterai pas ce type de châle.

La forme est trop atypique pour être portée facilement. Il ne couvre pas la nuque et laisse de gros restes. J’ai fait une grosse pampille et il me reste un demi écheveau. Je n’ai utilisé au final qu’un écheveau et demi.

Il n’est donc pas très grand et difficile à placer joliment autour du cou.

Je pense qu’un snood avec ce motif serait très sympa.

Et toi, aimes tu cette forme de châle ? Comment le porterais tu ?

Je t’embrasse !

Que tricoter avec la base Ephémère ( Merino et Donegal Nep) ?

Voici l’heure de te présenter ma nouvelle base, Éphémère de son petit nom. Contrairement à son nom, j’espère qu’elle sera pour longtemps en boutique ! 😉

Mousse des bois, base Éphémère

Pourquoi ce nom ? L’aspect moucheté du fil m’évoque les petits insectes éphémères qui volettent pendant la belle saison dans nos jardins. Cette laine intègre dans son retords des morceaux de matière noirs, beiges et grisés qui lui donnent un aspect tweed, voire un peu rustique.

Elle est néanmoins très douce, grâce au mérino. Elle est composée de 85% de merino et 15% de Donegal Nep et fait 400 mètres pour 100 grammes.

Cela faisait un moment que j’avais envie d’avoir cette base en boutique et je ne suis pas déçue. C’est un vrai régal à teindre.

Selon qu’on la teint avec des nuances claires ou foncées, les nep ne ressortent pas de la même couleur, je suis charmée.

De haut en bas : Lie de vin, Douce Pivoine, Sorbet Pêche, Mousse des bois, Ce rêve bleu.

Alors que tricoter pour mettre en valeur ce joli fil ? Je conseillerai des modèles plutôt sobres, sans trop d’ornements. Privilégier de jolies formes plutôt de que de la dentelle ou des torsades qui seraient brouillées par le fil.

Mais ce n’est que mon avis 😉 Libre à toi de prendre le contre pied !

Voici les quelques modèles auxquels je pense :

Du côté des pulls

Le Lauris de Christal Lk, mohair et Merinos Donegal, tout simplement ravissant!

Le Silvertweed de NCL Knits, un classique qui tire son charme de la dentelle placée sur les épaules.

Le Geo Lace de Jenise Hope, avec un joli yoke qui mêle neps et dentelle.

Côté châle

Le Londoner de Justyna Lorkowska, le parfait triangle avec juste ce qu’il faut de dentelle et deux pampilles!

On ne voit que peu les neps, mais ils sont bien là et apportent un petit je ne sais quoi à ce modèle plutôt classique.

Les jolies inspirations

Pour te donner toujours plus d’inspiration, voilà quelques projets tricotés avec ce fil :

Chez Nathalie de By Night, le cardigan Joy de Veera Valimacki. Les neps se marient bien avec une dentelle légère.

Chez Dalmatianmom7 , le Southern Riviera de Josée Paquin. Beaucoup de jersey pour en mettre en valeur ce fil. Et ça marche très bien!

Chez Tandtoast, le Girl’s best friend de Isabell Kramer, le résultat est tout en subtilité.

Pourquoi pas des chaussettes ? La base Ephémère ne contenant pas de nylon, je vous conseille d’utiliser un autre fil pour les talons et les orteils.

La version de Dawnregan du modèle Avenues Socks de Knitting Expat Designs. Ou les Blushing Olive Socks de Abbey Knits, tricotées par Debra- Louise.

Et enfin le Sockhead Slouch Hat de Kelly McClure, tricoté par elihan.

Qu’en penses tu ? Plutôt pull ou accessoires pour ce type de fil ? Prête à te laisser tenter ? La base Éphémère est à retrouver ici.

Bécots !

Tricoter pour l’été, le top Kawachi de Knits with chocolat

Il y a quelques mois maintenant, j’avais proposé à Lili, qui organise l’opération l’Écheveau Solidaire, de participer en tant que teinturière à cette récolte de fonds, destinée à financer la recherche sur la dysplasie fibreuse, une grave maladie génétique dont est atteinte sa petite fille Gaia. A cette occasion, Lili m’a proposé de travailler en collaboration avec Armelle, alias @knitswithchocolat. Je ne connaissais pas Armelle avant cela et je dois te dire que je suis ravie d’avoir fait sa connaissance !

top Kawachi, Knits with chocolat

La collaboration devait sortir en juin. Nous avons donc convenu de travailler sur un top d’été avec un fil estival. Nous avons d’un commun accord écarté le coton, qui peut être lourd, se déformer et qui ne convient pas forcément à un joli motif de dentelle. Le coton n’a quasiment pas d’élasticité, ce qui aurait compromis la jolie dentelle qu’Armelle avait en tête.

Nous avons choisi un fil composé de 50% de Mérino et de 50% de Tencel. Le tencel est un fil artificiel obtenu après transformation de fibre de bois, principalement de l’eucalyptus.

Cela donne un fil très doux, que l’on peut porter à même la peau. Le tencel apporte du drapé et de la brillance. C’est un fil assez lourd, 333m au 100gr. Malgré son poids il se classe dans la catégorie des fingering.

Armelle a donc imaginé un top personnalisable avec un motif de dentelle évoquant la glycine. D’où le joli nom de Kawachi. Pour celles qui s’interrogeraient sur le choix de ce nom, Kawachi est un jardin de glycines, situé à Fukuoka, au Japon. C’est un nom qui n’a donc pas été choisi au hasard ! Je ne connaissais pas ce jardin mais suis ravie de voyager grâce au tricot. 🙂

Le patron propose plusieurs longueurs de manches et l’ajout ou non d’un volant sur l’épaule. Il regorge également de ravissants détails : du point de vannerie, des fronces, des jolies lignes de diminution, d’un ajustement pour mettre la poitrine en valeur… En bref, il y a beaucoup de travail dans les patrons d’Armelle !

Le patron reste néanmoins très clair, je n’ai eu aucune difficulté à le tricoter. Je l’ai tricoté pendant la phase de test, même si je n’étais une testeuse officielle. 😉

J’aimais beaucoup l’esprit de cette tunique mais je savais avant même d’avoir monté les 1eres mailles, que je lui apporterait des modifications. Et j’en ai fait un certain nombre !

La longueur tunique ne me plaisait pas, je n’en porte pas. Comme j’allais raccourcir le top, je me suis interrogée sur la dentelle. Si je la conservais telle quelle, j’aurais eu de la transparence au niveau du ventre. Je voulais éviter cela donc je n’ai tricoté que la seconde partie de la dentelle.

Je souhaitais tricoter un top à manches courtes avec une encolure plus large. L’agrandissement de l’encolure a entrainé la disparition de la ligne centrale de diminution.

J’ai finalement supprimé les manches. Par pure flemme. 🙂 J’avais beaucoup d’encours et vraiment envie d’en finir au moins un. Quand j’ai eu fini le corps du top, je l’ai essayé pour vérifier s’il tombait bien et s’il me plaisait. Et c’était le cas ! Les emmanchures en jersey roulotaient, ce qui donnait un résultat assez propre. J’ai donc décidé que j’avais fini le modèle. 😉

J’ai utilisé tout pile 2 écheveaux pour cette version.

J’ai tricoté mon top Kawachi en coloris Sencha, un vert mint très doux, un coloris que j’affectionne particulièrement. C’est celui créé spécialement pour ma toute première collaboration et le lancement de la boutique en octobre dernier. Tu peux lire l’article sur le châle Sédum ici.

La laine ne bouloche pas, ce qui est sans contexte un excellent point en sa faveur. J’ai hâte de l’essayer pour un pull ou un gilet de mi saison.

Armelle a tricoté sa version avec le coloris Living Coral, un rose corail vitaminé. Coloris que j’ai créé spécialement pour l’Écheveau Solidaire.

Connaissais tu cette créatrice ? Elle crée également des illustrations, disponibles sur T shirt ou tote bag. Je vais très certainement craquer pour le patron du pull Tempête, qui lui aussi comporte plein de détails ravissants, de la dentelle, des manches boutonnées, un dos bicolore… Je suis tombée en amour comme disent nos amis québéquois.

Alors te laisseras tu tenter par un top au tricot ? Il faut dire que c’est motivant, un modèle sans manches à tricoter… non ? 😉

Je t’embrasse !

Cardigan Blossom, Along avec Anna [Test Knit]

La dentelle 🙂 J’adore la dentelle au tricot, c’est raffiné, ça en jette et tu peux craner en disant : C’est moi qui l’ai fait. 😉

Cette dentelle en particulier m’a séduite, ces courbes qui s’imbriquent les unes dans les autres, quelques jetés, un motif simple mais élégant. Pas de doute, j’ai succombé dès la 1e minute à ce ravissant motif. Il s’agit du Blossom Cardigan de Anna Dervout, alias Along avec Anna. Le patron est à retrouver ici.

Ce cardigan m’a permis de découvrir un nouveau fil, composé de 55% de Bluefaced Leicester, un mouton anglais et de 45% de soie. Je craignais le BFL, j’en avais tricoté auparavant et je l’avais trouvé un peu trop sec pour ma peau.

L’ajout de soie permet de rendre ce fil beaucoup plus doux. Je le supporte très bien. J’ai porté ce gilet sur un petit débardeur et n’ai ressenti aucune irritation à porter ce fil à même la peau.

J’ai créé pour ce gilet un nouveau coloris, un bleu grisé, dont les nuances me font penser aux couleurs changeantes de la mer. Le nom Mer d’Iroise m’est venu tout naturellement.

Ce cardigan est un gilet boxy, avec un col V, tricoté de haut en bas, avec des côtes torses et bien sûr ce magnifique panneau de dentelle. C’est le 1er patron d’Along Avec Anna que je tricote et j’ai beaucoup aimé sa manière d’écrire les patrons. Je n’hésiterais pas à tricoter un autre de ses patrons si jamais l’un d’eux me plaisait. Et toi, as tu déjà tricoté un modèle de cette designeuse ? Qu’en penses tu ?

La construction est classique et ne présente pas de difficultés. On commence par le dos, on relève ensuite les demis devant, on joint les morceaux sous les emmanchures. Enfin on relève les mailles pour les manches ajustées, et la bande d’encolure en côtes torses. J’ai utilisé 5 écheveaux de 212 mètres pour la taille 120 et des aiguilles 3.75, comme préconisé dans le patron.

Je tricote principalement des gilets avec un col V. Je n’aime pas particulièrement les gilets à encolure ronde parce que lorsque le gilet est ouvert, les pans ont tendance à retomber d’une manière qui me déplait. Celui ci a donc tout bon !

Pour lire ou relire ! les articles sur mes autres gilets c’est par ici : Gilet Philémon, Gilet Oh Bello, Cardigan Schnee.

Le point qui me chiffonne dans ce gilet, ce sont les côtes torses. Je ne les aime pas, je préfère les côtes classiques, que je trouve plus jolies. Néanmoins le modèle prévoyait des côtes torses. Donc je m’exécute.

Le hic, c’est que je sais tricoter des côtes torses en rond. Il suffit de twister la maille endroit et le tour est joué! Mais à plat, il me semble – corrige moi si je me trompe – il faut twister TOUTES les mailles. Beurk.

Bref. Je me suis ratée sur ces côtes torses à plat. Du coup elles frisottent et ça m’énerve !

Rassures toi, cela ne n’empêche pas de porter le gilet. 😉

Je l’ai porté, comme je te le disais. Un seul défaut pour moi, mais qui ne tient pas au patron. J’ai une morphologie en A et ayant choisi ma taille en fonction du tour de poitrine, avec un peu plus d’aisance que préconisé – ma taille idéale n’était plus disponible- les épaules ont tendance à glisser un peu. Ce qui m’agace au plus haut point.

Si je devais le retricoter je choisirais une taille inférieure pour le haut du corps et ferais des augmentations sur le corps pour récupérer de l’aisance.

Le tricot finalement c’est comme la couture, il faudrait faire des toiles! Fais tu des adaptations de ce genre ? Mixer plusieurs tailles pour arriver à un résultat idéal ?

J’aime beaucoup ce nouveau fil, qui a fait son entrée en boutique il y a quelques mois. La laine est douce et a un magnifique drapé grâce au fort pourcentage de soie dans sa composition.

Je la supporte bras nus, malgré la présence de BFL. Elle a une petite tendance à la bouloche mais un coup de rasoir à laine et il n’y paraitra plus !

J’ai appelé cette nouvelle gamme Shiva et je la propose en DK et fingering, respectivement 212 et 400 mètres pour 100 grammes.

As tu déjà tricoté ce genre de fil ? Qu’en penses tu ?

Je t’embrasse et te souhaite de jolies vacances, si tu as la chance d’en avoir.

Béret Rose Red, Ysolda Teague

T’ai-je déjà raconté mes déboires avec Joseph que j’ai tricoté 2 fois ? Rebelote avec ce patron. Je l’ai tricoté une 1e fois en Malabrigo Mechita, coloris Pearl. Cette laine se mariait très bien avec le patron mais… Tu sentais venir le mais ? 🙂

Tricoter un modèle prévu pour une laine DK en utilisant une fingering, le fail était assuré dès le départ, non ?

Je n’ai pas fait d’échantillon à l’époque. Ma 1e version date de plus de 2 ans. Je me suis juste dit que j’allais tricoter la plus grande taille et que je le rallongerai si besoin. Ce que j’ai fait. Je l’ai bloqué de manière agressive pour faire prendre encore un peu d’ampleur supplémentaire, mais tous mes efforts n’ont pas suffit. Il faut dire que ma maman, à qui était destiné le bonnet, a un périmètre crânien respectable.

Oui je tente de mettre tout ça sur le dos du crâne de ma mère. 🙂

Bref c’était trop petit, trop serré, pas du tout ce qu’elle m’avait demandé.

J’ai au final peu de projet dans mon Ravelry, mais on ne voit pas les détricotages et retricotages que j’ai à mon actif, et laisse moi te dire qu’ils sont nombreux. Je n’irais pas jusqu’à dire qu’il y a plus de retricotage que de projets originaux mais je dois bien m’approcher de la parité. Comme quoi, la parité ce n’est pas si difficile !

Bérêt Rose Red, Ysolda Teague, laine Soobelle Yarn

Ma 2e version, que tu vois ici (je n’ai pas de photo de la 1e) est tricotée avec de la Soobelle Yarn, la marque de laines teintes à la main de Xiaowei Hu. Il me semble qu’elle arrêté de teindre pour se consacrer au design. J’ai pu tester pour elle le patron du Qinqin, un ravissant pull pour petite fille, que j’ai offert comme cadeau de naissance. C’est une laine sport, donc beaucoup plus adaptée au projet. Je n’ai pas fait d’échantillon. J’ai tricoté la plus grande taille. Il est un tout petit peu grand, c’est-à-dire qu’il ne serre pas la tête, ce qui correspondait aux souhaits de ma maman.

Elle l’a porté au cours des premiers mois de l’année. Je l’ai fini début 2018. Et je poste l’article maintenant, oui. C’est la vie.

C’était un vrai plaisir à tricoter, l’alliance des torsades et d’un joli motif de dentelle. Je trouve le motif charmant et simple à réaliser. Le motif se présente sous forme de grille et d’explications écrites rang par rang. À vous de choisir ce avec quoi vous êtes le plus à l’aise.

Après le calvaire des manches du Oh Bello, interminables ! j’étais contente de tricoter ce béret.

Bérêt Rose Red, Ysolda Teague

Pour les tricoteuses qui appréhendent la dentelle, je trouve que ce bérêt est tout indiqué. Il est vraiment simple. La dentelle ne se tricote qu’un rang sur deux. Comme le motif est symétrique, il est aisé de s’y repérer, de voir si l’on a fait une erreur.

Béret Rose Red, Ysolda Teague

Le béret de la créatrice est tricoté en laine poilue, ce qui est du plus bel effet, néanmoins je déconseille ce genre de laines aux débutantes. Elle est malaisée à détricoter, cela abîme le fil et le côté poilu empêche de repérer facilement les éventuelles erreurs. Mais ce côté fluffy, mousseux et poilu, sied à merveille aux bérets.

Béret Rose Red, Ysolda Teague

Je ne pense pas le retricoter mais j’ai passé un très bon moment en compagnie de ce patron.

Edit : je l’ai retricoté! Pas pour moi et dans un autre qualité, mais je n’ai pas de photo…

Tricotes-tu plusieurs versions d’un même patron, pour le plaisir ?

Je t’embrasse !

Mon pull de princesse… Fiona! Amy Miller

Ce modèle d’Amy Miller a eu son heure de gloire auprès des tricoteuses francophones il y a quelques temps (années 😉 ). Oui j’arrive après la bataille, mais qu’importe!

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J’ai craqué sur le motif de feuilles qui orne le côté du pull. Je trouvais le placement du motif très original. Le motif, quant à lui, est très simple et répétitif, tout à fait accessible à des débutants motivés. Il se compose de jetés, de mailles ensembles et d’un surjet double de temps en temps.

Ce type de dentelle me parait tout à fait simple et accessible aujourd’hui. Aux tricoteurs débutants, il ne faut donc pas se décourager. 

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J’ai été séduite par le motif qui s’évase sur le côté, la forme trapèze du corps et les manches montées. Qui sont d’ailleurs construites très simplement grâce à des rangs raccourcis. 

Je n’ai tricoté que des boxy jusqu’à présent, avec des manches plus ou moins tombantes et même si j’aime beaucoup ce genre de pull, je voulais m’essayer à une autre forme d’emmanchures.

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J’avais profité de la période de Noël dernier (2017 donc) pour me faire offrir 4 écheveaux de Color Of the Moon, une teinturière française. Après moult hésitations, j’ai choisi le coloris Calixte. C’est un bordeaux agrémenté de touches violettes. Un bon moyen de porter de la couleur sans pour autant tomber dans des coloris trop marqués, plus difficiles à porter au quotidien. 

Mon échantillon n’était pas bon pour ce pull. J’avais 22 mailles au lieu des 25 préconisées. D’où casse tête pour le choix de la taille. 

C’est toujours un gros problème pour moi le choix de la taille. Je tricote pourtant depuis un moment. Je suis familière de l’échantillon, que je tricote pour les pulls. Mais après avoir tricoté un pull et un gilet trop petit, je crois que je pèche par excès de prudence et me dit qu’il vaut mieux un peu trop grand que trop petit. Cela parait logique. 😉

Néanmoins un pull trop grand donne un air mal fagoté. J’ai choisi une taille trop grande et une taille d’aiguilles trop grande pour ma laine et ma tension. Les épaules ne sont donc pas aussi ajustées qu’elles devraient. Et le poids du pull tire sur les épaules, ce qui fait que ma jolie encolure décolletée tombe vers l’arrière.

J’ai choisi une taille d’aiguille trop grande pour une fingering. J’aurais du choisir du 3,5 plutôt que du 3,75. La dentelle est parfaire avec ce numéro mais comme je le disais plus haut, le poids de la laine tire sur les épaules et fait apparaitre des jours.

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C’est un modèle plutôt plaisant à tricoter, si l’on oublie les 3 détricotages du motif. 😉 J’avais une ampleur déjà trop importante sur la poitrine. J’aurais pu tricoter tout droit pour le corps. Ce que plusieurs tricoteuses ont d’ailleurs fait. Mais je voulais respecter la forme trapèze et donc inclure les augmentations. J’ai donc détricoté plusieurs fois et ai fini par supprimé quasiment toutes les augmentations placées immédiatement sous l’emmanchure. Ce détricotage est bien entendu lié à ce mauvais choix de taille.

Les diminutions se font à un rythme rapide que je n’ai pas respecté. J’ai diminué tous les 10 rangs au lieu de 6, pour éviter l’effet tente. Après l’avoir porté plusieurs fois, je crois que j’ai bien fait. La forme trapèze alliée à la dentelle assez ajourée donne un pull courant d’air, pas du tout adapté aux grandes frileuses comme moi!

J’ai tricoté ce pull en duo avec Elisabeth, @roseandmine. Je t’invite à lire son article ici.

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Quelques petits bémols rencontrés lors du tricotage :

La créatrice n’indique pas de méthode de rabattage des mailles. J’en ai essayé plusieurs pour avoir un rabattage suffisamment souple pour respecter le drapé du pull, sans pour autant qu’il gondole. Rabattre, défaire le rabattage, rerabattre, ce n’est pas le plus agréable.

Le patron ne comporte que des mesures en inches et pas en cm. Il faut donc convertir. Ce n’est pas la fin du monde mais c’est toujours un peu pénible.

En ce qui concerne la laine, je suis ravie de la couleur. Il y a un petit effet pooling néanmoins sur les manches.  Est ce du à l’écheveau utilisé ou au fait de tricoter sur un petit diamètre ? Il y a une très légère différence de teinte entre le haut et le bas du pull, mais il faut vraiment chercher la petite bête pour le voir.

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J’aime toujours autant ce modèle et suis ravie de l’avoir enfin tricoté. Le problème de la taille me chiffonne quand même un peu, la laine commence à boulocher. Modèle 1, réalisation 0.

Je serai plus vigilante quant au choix de la taille à l’avenir, quitte à choisir une plus petite taille pour la partie haute du pull et ajouter des augmentations pour le corps.

Comment choisissez vous la taille à tricoter ? Mélangez vous les tailles au sein d’un même patron ?

Des baisers laineux!

Pull Noomi de Ncl Knits, premier projet terminé de 2019!

Je débute mon année tricot avec un joli pull. Commencé en 2018, je vous rassure!

2018 a été l’année du slow tricot, ce qui n’est pas pour me déplaire. Il y a des chances pour que 2019 emprunte le même chemin. Quoique…

Noomi de son petit nom est d’une de mes designers préférées Nadia, alias NCL Knits. Je l’ai tricoté en test, en finissant, comme à chaque fois, sur le gong. J’ai rabattu la dernière maille la veille de sa sortie.

1e résolution de 2019 : plus de tests! Même si c’est un vrai plaisir de découvrir un patron en avant première, de participer à sa promotion, c’est une réelle source de stress.

J’aime tous les patrons que j’ai tricotés en test. Je n’en regrette aucun car je ne me suis proposée que lorsque j’avais un coup de coeur pour le modèle. Néanmoins pour les deux derniers tests, je me suis retrouvée à tricoter un peu dans l’urgence pour être sûre de finir dans le délai imparti sans devoir tricoter la nuit.

Noomi a donc été tricoté en voiture, à la patinoire (j’étais sur le banc, ceux qui m’ont vu patiner savent 🙂 ), au restaurant, chez des amis entre 2 parties de cartes. Et Noomi a vu le jour la veille de sa sortie officielle sur Ravelry et les réseaux sociaux. Mission accomplie! Mais c’était moins une…

Noomi est un basique hivernal. Tricoté en worsted, des manches raglan et beaucoup de jersey. Il est bien douillet grâce à un fil épais. J’ai choisi de la Drops Big Mérino en coloris Myosotis. Le coloris porte bien son nom, c’est un bleu doux, un peu passé, un peu grisé.

J’ai utilisé 13 pelotes, soit un peu moins de 1000 mètres pour la taille L. Je n’ai fait aucune modification puisque c’était un test. Il me reste 2 pelotes de laine, que j’essaierai de réutiliser dans un projet enfant, 2 minots ayant fait leur apparition dans mon entourage.

Noomi est le 1er pull que je tricote avec des emmanchures raglan. C’est une forme très courante mais j’étais plus focalisée jusqu’à présent sur les formes boxy. Le raglan est fin et discret, ce qui représente un atout à mes yeux. Je ne suis pas friande des modèles qui mettent l’accent sur cette construction, avec de la dentelle ou des torsades.

Mais parlons enfin du plus important : ce joli plastron de torsades à jours. Vous ne serez pas étonnées si je vous dis que c’est ce détail en particulier qui m’a séduite. Sachez que ces jolies torsades ne nécessitent pas d’aiguille à torsade, elles sont réalisées très simplement grâce à un surjet double. Des côtes torses viennent ajouter une jolie finition à ce modèle sobre mais ravissant.

J’ai néanmoins deux petits bémols. Le premier concerne la laine. Elle est composée de plusieurs brins qui peuvent se séparer. Il m’est arrivé de piquer à travers le fil à plusieurs reprises. J’ai repris les mailles quant je m’en suis aperçue mais quelques mailles ont échappé à ma vigilance. J’espère que cela ne fragilisera pas le fil au point qu’il casse.

Le 2e concerne le modèle. Nadia n’indique pas de montage particulier pour les mailles de l’encolure. On démarre le pull directement par les côtes. Les mailles de l’encolure ne sont pas relevées après coup. On tricote tout le pull d’un seul tenant, d’où l’importance du montage des mailles.

J’ai utilisé la méthode du Long Tail Cast On et mon encolure est un peu molle. Le point positif, c’est qu’elle est largement assez élastique pour permettre à mon auguste crâne de passer sans soucis. J’espère juste qu’elle ne se déformera pas au porté.

Bref je suis bien contente d’avoir un pull chaud pour m’accompagner cet hiver.

J’étais réticente à tricoter des modèles raglan mais Noomi me fait aimer cette forme. Et vous, quelles sont les formes de pull que vous préférez ? Raglan, boxy, manches montées ? Quel est le premier modèle que vous ayez fini en ce début d’année ?

Je vous embrasse!

Que tricoter avec la base Yakuza (mérinos, soie et yack) ?

On voit apparaitre depuis quelques temps une nouvelle merveille de laine, la base Mérinos, Soie et Yack. C’est une laine bien ronde, soyeuse, extrêmement douce et moelleuse. Comme sa couleur naturelle est gris-brun, elle offre à la teinture des couleurs vibrantes et lumineuses, grâce notamment à la présence de soie dans sa composition.

De gauche à droite : Brocéliande, Blue Eyes, Jodhpur, Ocre, Amaya, Cendre, Naturel
Iris
Jaipur, le coloris utilisé par Mathilde, alias Ambyon, pour sa version du joli pull Erell
Coquelicot

C’est une base que j’ai nommée Yakuza. Veux-tu que je te raconte la petite histoire qui se cache derrière ce nom ?

Yaku en japonais signifie yack, ce qui aurait été adapté comme nom. Mais je trouvais que ce nom avait une consonance trop proche d’une autre base et j’ai donc cherché d’autres noms.

Et soudain, l’illumination! Oui, rien de moins!  🙂

Yakuza, parce que cette base est un crime de douceur et de beauté!

Que penses-tu de ce nom ? Le trouves-tu adapté ?

Tous ces coloris sont à retrouver dans ma boutique en ligne.

Maintenant que je t’ai raconté son histoire, laisse moi te montrer quels jolis patrons tu pourras tricoter avec cette base.

Les pulls en mérinos, soie et yack

Je commence par le plus connu, au moins dans la communauté tricot francophone, l’ensemble pull et bonnet Erell de Along avec Anna. Il est ravissant avec ce délicat point de plumetis qui parsème le corps du pull, ne trouves-tu pas ?

Marie Amélie a imaginé de son côté le pull Cedrus, qui allie torsades et point de blé.

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Le pull Beyul de Justyna Lorkowska

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Le pull Whitehorse de la fameuse Caitlin Hunter

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Le pull Tender de Melody Hoffmann, qui a également décliné ce motif en bonnet.

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Et enfin le cardigan Praline de Dani Sunshine

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Les accessoires

Du côté des accessoires, on commence avec le Only Ocean de Sylvia McFadden.

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Justyna Lorkowska a créé l’année dernière un bonnet à torsades avec cette base, le Tied Knots. Le petit plus ? Le patron est gratuit!

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Le bonnet Nival de Lili Comme Tout que j’imagine aussi pour une femme qu’un homme.

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Les mitaines Amelina de Linda Lencovic. Ravissantes avec ce point texturé, non ?

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Le bonnet Crown de Hannah Maciejewska, simple mais original, je trouve. Pas vous ?

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Alors te laisseras-tu tenter par ce mélange ? Je t’embrasse laineusement.

Oh Bello, le gilet de Lili Comme Tout

Hello sunshine 🙂 . Je fais une petite pause dans ma série sur la teinture de laine et j’en profite pour vous parler du gilet Oh Bello, qui m’a bien occupée cet hiver.

Je cherchais un gilet qui répondait à ces critères :

  • léger
  • en fingering
  • col en V
  • non boxy
  • avec des petits détails sympas.

En écumant Ravelry, je n’ai pas trouvé mon bonheur. Il existe une quantité de gilets correspondant à ces critères mais il y avait toujours un petit quelque chose qui n’allait pas.

Gilet Oh Bello, Lili Comme Tout

J’avais la patron du Oh Bello de Lili comme tout, alias Julie Partie, dans ma bibliothèque Ravelry depuis un certain temps et il collait bien à mes critères.

Je voulais un gilet basique, c’est-à-dire que je puisse porter avec n’importe quelle tenue donc ma 1e modification a été de supprimer les rayures et de faire une version unie.

Cela n’a pas été ma seule modification, bien au contraire !

Le patron est clair, on commence par tricoter le dos, puis on relève des mailles pour les devants. On relève également des mailles pour former la tête de manche. Ensuite on tricote le haut du corps et les épaules en même temps. Puis on met les mailles des manches en attente et on continue le corps. Il se tricote en aller retour puisque c’est un gilet.

Gilet Oh Bello, Lili Comme Tout

Dans le patron, Julie indique comment positionner les rayures, les premiers rangs nécessitent de l’attention : il faut gérer les augmentations et l’alternance des couleurs.

On peut néanmoins placer les rayures là où on le souhaite pour un gilet completement personnalisé.

Ce patron comporte plusieurs détails, qui font tout son charme, mais que je n’ai pas réalisés. Esprit de contradiction quand tu nous tiens. 🙂

J’ai supprimé les poches, par peur de manquer de fil, par peur de déformer le gilet et aussi et surtout par flemme, il faut bien l’avouer.

Ce projet m’a pris beaucoup de temps, ce qui n’était pas justifié au départ. Il n’est pas compliqué, il se tricote en 3,5, et j’ai utilisé moins de 3 écheveaux puisqu’il est assez ajusté.

Gilet Oh Bello, Lili Comme Tout

Les bordures du gilet, manches et bas du corps, sont constuites avec un ourlet replié. C’est-à-dire qu’on tricote une longeur de jersey 2 fois plus longue que la hauteur finale désirée, on plie cette longueur en 2 et on vient la coudre pour la fixer. Je les ai remplacés par des côtes 1/1. J’ai fini par un rabattage classique, afin d’écarter les côtes et de ne pas avoir un effet boule du à la rétractation des côtes.

Enfin en ce qui concerne l’encolure, normalement construite en côtes 1/1 avec 5 boutonnières, j’ai aussi fait une modification. Je n’aime pas particulièrement cette finition d’encolure pourtant très répandue pour les gilets. Je me suis inspirée du gilet Embruns de Emilie Luis, alias Atelier Emilie et j’ai relevé des mailles pour créer une encolure avec des côtes parallèles au sens du tricot. C’était une bonne idée. Au départ.

En fait ma bande de côtes n’est pas assez large et donc les pans du gilet roulottent méchamment.

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Les manches, la longueur du gilet qui me tombe juste sur les hanches me conviennent mais l’ampleur du gilet est à revoir pour que je me sente parfaitement à l’aise dedans. En fait j’ai les épaules relativement étroites, et en revanche un tour de taille (surtout de hanches et au niveau du ventre) confortable. Il aurait fallu créer une série d’augmentations prononcées pour me donner suffisamment d’ampleur à ce niveau pour que ce soit confortable.

Ceci dit je le porte assez souvent, à la maison quand j’ai un peu froid et aussi pour sortir. Il est peu encombrant tout en étant chaud. Je l’ai porté également à l’extérieur avec deux tenues différentes et voici ce que j’en retiens.

Avec un jeans et un Tshirt un peu ample, le résultat n’est pas très flatteur, le gilet s’ouvre beaucoup trop. Avec une robe, le résultat est plus joli.

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J’aimerais me tricoter à nouveau un gilet fin mais je suis en panne de modèles qui me plairaient. Les gilets en fingering sont ce qui manquait à ma garde robe, un gilet pas trop chaud et pas trop encombrant. Même si j’adore les gros gilets doudous dans lesquels on se blottit lorsque l’on a un peu froid, que l’on est un peu fatiguée.

Je cherche un gilet avec des manches raglan ou montées, pour éviter le côté boxy qui fait tomber le gilet des épaules, comme sur le Schnee Cardigan. Pour la même raison je voudrais éviter les modèles qui comportent une encolure très large, même si ces modèles sont très jolis et me tapent souvent dans l’œil. As tu un modèle coup de cœur à me conseiller ?

Je t’embrasse !